lundi 26 mars 2012

LE BLOG : OUTIL D'APPRENTISSAGE COOPERATIF


Tout autant que le wiki, le forum, ou le chat, le blog est  un outil d’apprentissage coopératif dont  Éclec-TIC .com">site présente ici les avantages, principalement de passer de la pédagogie frontale, individualisante à la pédagogie du groupe, socialisante. Le blog est donc un outil de socialisation de l’apprenant, où l’apprenant, tout en gardant son identité, son individualité, apprend à partager avec les autres, à communiquer aux autres et à aussi gagner des ces derniers ce qu’il n’aurait jamais su seul. Cet outil apprend aux apprenants que le monde est devenu un village, les pays de petits hameaux, et les êtres n' ont plus de difficulté à passer d’un coin à l’autre, de celui-ci à celui-là, glanant çà et là les connaissances nécessaires pour la vie. Les apprenants, directement ou indirectement apprennent tout cela au travers du blog qui, on le rappelle, constitue un instrument qui facilite l’apprentissage coopératif.
  Le blog : un outil d’'apprentissage coopératif

« Selon JOHNSON (1994) il existe trois façons de voir l’apprentissage. La première façon est axée sur la compétition où l’atteinte d’un objectif se fait au détriment d’un autre individu. La deuxième façon, centrée plutôt sur l’individualisme prône l’obtention d’un objectif sans se soucier de l’autre. Et finalement la dernière façon encourage la coopération permettant d’atteindre un objectif commun à tous. Cet article traitera de cette dernière approche qui est l’apprentissage coopératif. Selon plusieurs recherches théoriques et pratiques étudiées sur le sujet, la coopération en milieu scolaire semble fonctionner peu importe le niveau, le sujet et la tâche.

[Le blog] par l'’apprentissage coopératif,  a pour but d’améliorer la réussite des étudiants. Ce type d’apprentissage vise un travail en petit groupe d’élèves qui s’efforce d’atteindre un objectif commun. Le travail est réparti de façon égale entre les membres du groupe. Cette pédagogie coopérative incite les étudiants à échanger leurs idées entre eux. Ils peuvent ainsi discuter et comparer leurs façons d’apprendre et comprendre la matière d’un cours. Cette approche améliore l’apprentissage chez l’élève en soutenant le transfert des connaissances. Selon AYLWIN (1994), si le travail en équipe est bien structuré, il devient une source de motivation pour les élèves. Il favorise les apprentissages en profondeur et permet de respecter la diversité des élèves.



 


                                                        

Sept composantes d’un travail coopératif    

 
1. Le rôle de l’enseignant


Le rôle de l’enseignant dans cette situation est diversifié. Expert en sa matière, il devient aussi une personne-ressource, un observateur et un falicitateur. Dans le cadre d’une étude, il a été démontre que 65% des interventions verbales durant un cours proviennent de l’enseignant. De plus 70 % de ses interventions sont des consignes, des informations, et des questions précises sans développement. Donc ou est la place de l’étudiant dans tout cela? Dans un cadre coopératif, 75% des interventions de l’enseignant sont plutôt des questions ouvertes et à développement. L’enseignant doit, tout en gardant le contrôle de la situation, apprendre à faire confiance à ses élèves. L’enseignant ne doit pas intervenir trop vite dans les équipes. Les étudiants doivent apprendre à régler leurs problèmes. Avec cette nouvelle approche pédagogique, l’enseignant n’est plus le "maître" mais plutôt un accompagnateur qui aide les élèves à bâtir leurs connaissances. Bref, un cadre coopératif permet à l’enseignant de changer son rôle et son approche en tant que pédagogue.

2. Le regroupement des élèves

Pour débuter l’activité, l’enseignant doit former les équipes. Ces regroupements peuvent être faits au hasard ( jeu de carte), selon les affinités( avec les amis), ou la proximité(voisin de classe) et enfin par champs d’intérêt (biologie). Le regroupement idéal en apprentissage coopératif respecte une certaine hétérogénéité. C’est pourquoi l’enseignant se garde toujours le droit d’effectuer des changements dans les équipes. Si une équipe est non-fonctionnelle, l’enseignant se devra alors d'intervenir. Ce droit d’intervenir, l’enseignant devra informer les élèves avant la formation des groupes. Pour obtenir un groupe hétérogène, les différentes forces de niveau scolaire des filles et des garçons seront équilibrées tout en tenant compte des personnalités et des diversités culturelles et linguistiques également.


3. La taille des équipes

Le nombre idéal pour former une équipe est de 4. Ce nombre permet de maximiser les interactions. Un nombre impair (3 ou 5) d’étudiants n’est pas recommandé car on tend à isoler ou à ignorer le troisième ou le cinquième élève. Finalement, plus l’équipe est nombreuse, plus il devient difficile de la gérer. Il est recommandé de faire des équipes de 2 si les participants sont peu autonomes ou indisciplinés. Un étudiant non coopératif obtiendra comme conséquence l’isolement ayant à compléter le travail seul. Les équipes de petite taille (2) s’avèrent excellentes lors de tâche simple à effectuer ou pour une tâche très courte s’échelonnant sur quelques jours à une semaine. Une équipe de plus grande taille est tout indiquée cependant lors de travaux complexes à faire sur une longue période de quelques semaines. On utilisera l’expression, groupe de base (GdeB), lors d’une formation d’équipe pour une longue période. Il y a plusieurs raisons de croire à l’utilité aux GdeB
( voir tableau suivant) :


Pourquoi les groupes de base?
· Routines aident à établir un sentiment de continuité, de familiarité et de sûreté
· Développe un sens d’appartenance au groupe plutôt qu’avec l’enseignant.
· Facilite une décentralisation du contrôle des routines de base.
· Oblige les membres à reconnaître leurs différences et les résultats qui en découlent.
· Partager expériences et valeurs dans la création d’un nouveau système commun.
· Partage de problèmes extra-scolaires.



4. L’importance d’assigner des rôles

Pour obtenir un bon fonctionnement au sein d’une équipe, il devient primordial d’assigner des rôles. De cette façon, on s’assure d’une bonne répartition du travail à réaliser, ainsi qu’une meilleure participation de la part de chaque membre de l’équipe. De façon générale, il existe 4 rôles types en apprentissage coopératif : le responsable du temps, le responsable du matériel, l’animateur de la discussion et finalement le secrétaire. Les rôles peuvent être assignés par l’enseignant ou par l’équipe elle-même. Une équipe bien équilibrée et mature n’aura aucun problème à déterminer la responsabilité de chacun. Dans les 2 situations on s’assurera d’une rotation afin que les étudiants puissent se familiariser avec chacun des rôles.


5. L’interdépendance positive et la responsabilité individuelle

L’apprentissage coopératif se fonde sur deux principes fondamentaux qui consistent en l’interdépendance positive et la responsabilité individuelle. L’interdépendance positive est présente dans une équipe lorsque tous les étudiants ont le même objectif et qu’ils se soutiennent les uns les autres dans leurs apprentissages. Ce n’est qu’en s’entraidant que cela sera possible car l’objectif ne peut être atteint individuellement. La responsabilité individuelle est plutôt lorsque les élèves se sentent responsables de leur apprentissage et de la réussite de l’équipe.



6. L’objectivation

Chaque élève doit évaluer son fonctionnement au sein du groupe régulièrement. Cela permet à l’équipe de renforcer ce qui est bien et d’identifier les points faibles c’est à dire les éléments à améliorer. Il existe des grilles d’évaluation de l’objectivation. Ces grilles sont offertes à chaque membre de l’équipe et cet outil d’évaluation permet de mieux comprendre son propre rôle au sein de l’équipe. L’enseignant devra faire objectiver les élèves sur leur fonctionnement dans l’équipe et devra donner aux élèves une rétroaction positive. Cette formule d’évaluation tend à améliorer la dynamique et le respect au sein de l’équipe. Il faut donner du temps a ses élèves. Les premiers essais en apprentissage coopératif sont souvent maladroits; tout le monde est en apprentissage!


Pédagogie du futur!

Auparavant, dans les années 70-80, l’école favorisait les élèves à travailler individuellement en incitant même la compétition. La méthode des calculs des moyennes de classe ne favorisait pas la coopération entre les étudiants. L’enseignant seul à l’avant de la classe, était responsable de l’apprentissage de tous ses élèves. Lors de travail en équipe, le regroupement s’effectuait selon les amis et la réussite était plutôt personnelle.
Maintenant avec cette nouvelle pédagogie coopérative, l’enseignant veut créer plutôt un lieu d’échanges et de coopération. Les équipes formées sont hétérogènes et la réussite est alors collective. L’enseignant a plus de satisfaction à voir la participation active de chacun et plus de temps pour observer les élèves lors du travail d’équipes. De son côté, l’élève développe une meilleure estime de lui-même, une plus grande confiance en ses capacités et une meilleure tolérance aux habiletés différentes.
Avec le Renouveau Pédagogique (réforme 1994), on voulait l’étudiant plus responsable de son apprentissage où il est appelé à construire ses connaissances. Avec cette pédagogie coopérative du [blog], nous sommes alors au cœur de cette nouvelle approche par compétence. J’aimerais me permettre d’avancer l’idée que ce type de pédagogie prépare également mieux l’étudiant à la vie en général. L’interaction avec ses pairs, le sentiment d’appartenance, l’utilisation positive des forces différentes des membres de l’équipe ne font qu’enrichir la possibilité de succès et composent bien avec la réalité d’aujourd’hui dans les entreprises. Il est de plus en plus rare pour un professionnel de travailler de façon isolée. Il doit maintenant faire partie d’une équipe, d’un département et d’une entreprise. »

Le blog pédagogique,  apporte à l’école, par son principe coopératif, les compétences, les savoirs cumulés. C’est un véritable outil d’apprentissage coopératif.

3 commentaires:

  1. Billet intéressant Daniel sur les composantes du travail coopératif. Pour enrichir et nourrir les réflexions sur l'apprentissage coopératif, je te propose ces quelques définitions sur le travail coopératif et le travail collaboratif.

    Tefca.unige.ch

    Travail coopératif: Dans le cadre d'un travail réalisé de façon coopérative, il y aura une répartition claire du travail entre ses participants. De façon concrète, il sera assigné à chaque élève une tâche claire et concrète. Par la suite, les travaux individuels de chaque élève seront assemblés et formeront le travail final. Dans cette forme de travail,l'apprenant sera responsable de sa propre production, mais il devra néanmoins apprendre à interagir avec les autres participants afin que le travail final puisse être cohérent.

    Travail collaboratif : Dans le cadre d'un travail réalisé de façon collaborative, il n'y aura aucune répartition du travail entre ses participants.En effet, ces derniers travailleront tous ensemble à chaque étape de l'élaboration. Il sera donc impossible, une fois le travail réalisé, d'identifier le travail fourni par chacun.
    Ce type de travail se base sur les capacités de communication et d'interaction de chacun.

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  2. En lisant des articles sur le web ce matin j'ai trouvé un blog qui a été créé à titre d’apprentissage, en fait c'est le projet prodageo qui vise la réalisation d'une mini-serre automatisée par les élèves de BTS IRIS du lycée Eiffel à Dijon. Cette mini-serre est dédiée à un public d'élèves du primaire. Les étudiants de Dijon vont travailler en collaboration avec les élèves ingénieurs de l'ensa de Safi (Maroc) pour aborder certaines parties du projet coopératif.
    Pour savoir plus sur ce projet consulter ce lien:
    Http://prodageo.over-blog.com/categorie-10147221.html

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  3. Merci Mohammed pour le lien et la présentation de ce projet coopératif

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L'équipe_2 vous remercie pour votre participation.