Tout autant que le wiki, le forum, ou le chat, le blog est un outil d’apprentissage coopératif dont
Éclec-TIC
.com">site présente ici les avantages,
principalement de passer de la pédagogie frontale, individualisante à la
pédagogie du groupe, socialisante. Le blog est donc un outil de socialisation de l’apprenant,
où l’apprenant, tout en gardant son identité, son individualité, apprend à
partager avec les autres, à communiquer aux autres et à aussi gagner des ces
derniers ce qu’il n’aurait jamais su seul. Cet outil apprend aux apprenants que
le monde est devenu un village, les pays de petits hameaux, et les êtres n'
ont plus de difficulté à passer d’un coin à l’autre, de celui-ci à celui-là, glanant çà et là les
connaissances nécessaires pour la vie. Les apprenants, directement ou
indirectement apprennent tout cela au travers du blog qui, on le rappelle,
constitue un instrument qui facilite l’apprentissage coopératif.
Le blog : un outil d’'apprentissage
coopératif
« Selon JOHNSON (1994) il existe trois façons de voir l’apprentissage. La
première façon est axée sur la compétition où l’atteinte d’un objectif se fait
au détriment d’un autre individu. La deuxième façon, centrée plutôt sur
l’individualisme prône l’obtention d’un objectif sans se soucier de l’autre. Et
finalement la dernière façon encourage la coopération permettant d’atteindre un
objectif commun à tous. Cet article traitera de cette dernière approche qui est
l’apprentissage coopératif. Selon plusieurs recherches théoriques et pratiques
étudiées sur le sujet, la coopération en milieu scolaire semble fonctionner peu
importe le niveau, le sujet et la tâche.
[Le blog] par l'’apprentissage coopératif, a pour but d’améliorer la réussite des étudiants. Ce
type d’apprentissage vise un travail en petit groupe d’élèves qui s’efforce
d’atteindre un objectif commun. Le travail est réparti de façon égale entre les
membres du groupe. Cette pédagogie coopérative incite les étudiants à échanger
leurs idées entre eux. Ils peuvent ainsi discuter et comparer leurs façons
d’apprendre et comprendre la matière d’un cours. Cette approche améliore
l’apprentissage chez l’élève en soutenant le transfert des connaissances. Selon
AYLWIN (1994), si le travail en équipe est bien structuré, il devient une
source de motivation pour les élèves. Il favorise les apprentissages en
profondeur et permet de respecter la diversité des élèves.
Sept composantes d’un travail coopératif
1. Le rôle de l’enseignant
Le rôle de l’enseignant dans cette situation est diversifié. Expert en sa
matière, il devient aussi une personne-ressource, un observateur et un
falicitateur. Dans le cadre d’une étude, il a été démontre que 65% des
interventions verbales durant un cours proviennent de l’enseignant. De plus 70
% de ses interventions sont des consignes, des informations, et des questions
précises sans développement. Donc ou est la place de l’étudiant dans tout cela?
Dans un cadre coopératif, 75% des interventions de l’enseignant sont plutôt des
questions ouvertes et à développement. L’enseignant doit, tout en gardant le
contrôle de la situation, apprendre à faire confiance à ses élèves.
L’enseignant ne doit pas intervenir trop vite dans les équipes. Les étudiants
doivent apprendre à régler leurs problèmes. Avec cette nouvelle approche
pédagogique, l’enseignant n’est plus le "maître" mais plutôt un
accompagnateur qui aide les élèves à bâtir leurs connaissances. Bref, un cadre
coopératif permet à l’enseignant de changer son rôle et son approche en tant
que pédagogue.
2. Le regroupement des élèves
Pour débuter l’activité, l’enseignant doit former les équipes. Ces
regroupements peuvent être faits au hasard ( jeu de carte), selon les
affinités( avec les amis), ou la proximité(voisin de classe) et enfin par
champs d’intérêt (biologie). Le regroupement idéal en apprentissage coopératif
respecte une certaine hétérogénéité. C’est pourquoi l’enseignant se garde
toujours le droit d’effectuer des changements dans les équipes. Si une équipe
est non-fonctionnelle, l’enseignant se devra alors d'intervenir. Ce droit
d’intervenir, l’enseignant devra informer les élèves avant la formation des
groupes. Pour obtenir un groupe hétérogène, les différentes forces de niveau
scolaire des filles et des garçons seront équilibrées tout en tenant compte des
personnalités et des diversités culturelles et linguistiques également.
3. La taille des équipes
Le nombre idéal pour former une équipe est de 4. Ce nombre permet de maximiser
les interactions. Un nombre impair (3 ou 5) d’étudiants n’est pas recommandé
car on tend à isoler ou à ignorer le troisième ou le cinquième élève.
Finalement, plus l’équipe est nombreuse, plus il devient difficile de la gérer.
Il est recommandé de faire des équipes de 2 si les participants sont peu
autonomes ou indisciplinés. Un étudiant non coopératif obtiendra comme
conséquence l’isolement ayant à compléter le travail seul. Les équipes de
petite taille (2) s’avèrent excellentes lors de tâche simple à effectuer ou pour
une tâche très courte s’échelonnant sur quelques jours à une semaine. Une
équipe de plus grande taille est tout indiquée cependant lors de travaux
complexes à faire sur une longue période de quelques semaines. On utilisera
l’expression, groupe de base (GdeB), lors d’une formation d’équipe pour une
longue période. Il y a plusieurs raisons de croire à l’utilité aux GdeB
( voir tableau suivant) :
Pourquoi les groupes de base?
· Routines aident à établir un sentiment de continuité, de familiarité et de
sûreté
· Développe un sens d’appartenance au groupe plutôt qu’avec l’enseignant.
· Facilite une décentralisation du contrôle des routines de base.
· Oblige les membres à reconnaître leurs différences et les résultats qui en
découlent.
· Partager expériences et valeurs dans la création d’un nouveau système commun.
· Partage de problèmes extra-scolaires.
4. L’importance d’assigner des rôles
Pour obtenir un bon fonctionnement au sein d’une équipe, il devient primordial
d’assigner des rôles. De cette façon, on s’assure d’une bonne répartition du
travail à réaliser, ainsi qu’une meilleure participation de la part de chaque
membre de l’équipe. De façon générale, il existe 4 rôles types en apprentissage
coopératif : le responsable du temps, le responsable du matériel, l’animateur
de la discussion et finalement le secrétaire. Les rôles peuvent être assignés
par l’enseignant ou par l’équipe elle-même. Une équipe bien équilibrée et
mature n’aura aucun problème à déterminer la responsabilité de chacun. Dans les
2 situations on s’assurera d’une rotation afin que les étudiants puissent se
familiariser avec chacun des rôles.
5. L’interdépendance positive et la responsabilité individuelle
L’apprentissage coopératif se fonde sur deux principes fondamentaux qui consistent
en l’interdépendance positive et la responsabilité individuelle.
L’interdépendance positive est présente dans une équipe lorsque tous les
étudiants ont le même objectif et qu’ils se soutiennent les uns les autres dans
leurs apprentissages. Ce n’est qu’en s’entraidant que cela sera possible car
l’objectif ne peut être atteint individuellement. La responsabilité
individuelle est plutôt lorsque les élèves se sentent responsables de leur
apprentissage et de la réussite de l’équipe.
6. L’objectivation
Chaque élève doit évaluer son fonctionnement au sein du groupe régulièrement.
Cela permet à l’équipe de renforcer ce qui est bien et d’identifier les points
faibles c’est à dire les éléments à améliorer. Il existe des grilles
d’évaluation de l’objectivation. Ces grilles sont offertes à chaque membre de
l’équipe et cet outil d’évaluation permet de mieux comprendre son propre rôle
au sein de l’équipe. L’enseignant devra faire objectiver les élèves sur leur
fonctionnement dans l’équipe et devra donner aux élèves une rétroaction
positive. Cette formule d’évaluation tend à améliorer la dynamique et le
respect au sein de l’équipe. Il faut donner du temps a ses élèves. Les premiers
essais en apprentissage coopératif sont souvent maladroits; tout le monde est
en apprentissage!
Pédagogie du futur!
Auparavant, dans les années 70-80, l’école favorisait les élèves à travailler
individuellement en incitant même la compétition. La méthode des calculs des
moyennes de classe ne favorisait pas la coopération entre les étudiants.
L’enseignant seul à l’avant de la classe, était responsable de l’apprentissage
de tous ses élèves. Lors de travail en équipe, le regroupement s’effectuait
selon les amis et la réussite était plutôt personnelle.
Maintenant avec cette nouvelle pédagogie coopérative, l’enseignant veut créer
plutôt un lieu d’échanges et de coopération. Les équipes formées sont
hétérogènes et la réussite est alors collective. L’enseignant a plus de
satisfaction à voir la participation active de chacun et plus de temps pour
observer les élèves lors du travail d’équipes. De son côté, l’élève développe
une meilleure estime de lui-même, une plus grande confiance en ses capacités et
une meilleure tolérance aux habiletés différentes.
Avec le Renouveau Pédagogique (réforme 1994), on voulait l’étudiant plus responsable
de son apprentissage où il est appelé à construire ses connaissances. Avec
cette pédagogie coopérative du [blog], nous sommes alors au cœur de cette
nouvelle approche par compétence. J’aimerais me permettre d’avancer l’idée que
ce type de pédagogie prépare également mieux l’étudiant à la vie en général.
L’interaction avec ses pairs, le sentiment d’appartenance, l’utilisation
positive des forces différentes des membres de l’équipe ne font qu’enrichir la
possibilité de succès et composent bien avec la réalité d’aujourd’hui dans les
entreprises. Il est de plus en plus rare pour un professionnel de travailler de
façon isolée. Il doit maintenant faire partie d’une équipe, d’un département et
d’une entreprise. »
Le blog pédagogique, apporte à l’école, par son principe coopératif,
les compétences, les savoirs cumulés. C’est un véritable outil d’apprentissage
coopératif.
Billet intéressant Daniel sur les composantes du travail coopératif. Pour enrichir et nourrir les réflexions sur l'apprentissage coopératif, je te propose ces quelques définitions sur le travail coopératif et le travail collaboratif.
RépondreSupprimerTefca.unige.ch
Travail coopératif: Dans le cadre d'un travail réalisé de façon coopérative, il y aura une répartition claire du travail entre ses participants. De façon concrète, il sera assigné à chaque élève une tâche claire et concrète. Par la suite, les travaux individuels de chaque élève seront assemblés et formeront le travail final. Dans cette forme de travail,l'apprenant sera responsable de sa propre production, mais il devra néanmoins apprendre à interagir avec les autres participants afin que le travail final puisse être cohérent.
Travail collaboratif : Dans le cadre d'un travail réalisé de façon collaborative, il n'y aura aucune répartition du travail entre ses participants.En effet, ces derniers travailleront tous ensemble à chaque étape de l'élaboration. Il sera donc impossible, une fois le travail réalisé, d'identifier le travail fourni par chacun.
Ce type de travail se base sur les capacités de communication et d'interaction de chacun.
En lisant des articles sur le web ce matin j'ai trouvé un blog qui a été créé à titre d’apprentissage, en fait c'est le projet prodageo qui vise la réalisation d'une mini-serre automatisée par les élèves de BTS IRIS du lycée Eiffel à Dijon. Cette mini-serre est dédiée à un public d'élèves du primaire. Les étudiants de Dijon vont travailler en collaboration avec les élèves ingénieurs de l'ensa de Safi (Maroc) pour aborder certaines parties du projet coopératif.
RépondreSupprimerPour savoir plus sur ce projet consulter ce lien:
Http://prodageo.over-blog.com/categorie-10147221.html
Merci Mohammed pour le lien et la présentation de ce projet coopératif
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